Selon RFI Afrique, au Mali, les jihadistes du Jnim, un groupe lié à al-Qaïda, maintiennent leur blocus sur Bamako, la capitale malienne. Au cours du week-end, au moins une dizaine d'autocars ont été incendiés sur l'axe entre Ségou et Bamako, perturbant les transports et la circulation des biens.
En parallèle, des infrastructures électriques essentielles à l'approvisionnement énergétique, notamment celles reliées à l'important barrage de Manantali dans la région de Kayes, ont subi des destructions significatives. Ces actes de sabotage augmentent les tensions déjà présentes et menacent la stabilité énergétique dans la région.
Face à cette situation, l'armée malienne intensifie ses opérations militaires pour tenter de rétablir l'ordre. Des centaines de camions-citernes ont réussi à entrer à Bamako, apportant de l'eau et des fournitures essentielles aux habitants. Cependant, la situation reste fragile et des combats supplémentaires semblent inévitables, notamment dans la région de Kidal, où le statu quo persiste.
Ces événements marquent une escalade dans le conflit au Mali, qui dure depuis plusieurs années. La population civile continue de payer le prix fort de cette violence, et les repercussions économiques se font déjà sentir.