Selon RFI Afrique, au Mali, le célèbre chroniqueur Youssouf Bathily, connu sous le nom de Ras Bath, et une activiste malienne engagée dans la lutte contre la vie chère, ont comparu ce lundi 10 août 2026 devant la cour d’appel de Bamako. Ils font face à plusieurs chefs d'inculpation, dont « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l'État, de ses institutions et de ses gouvernants ».
La première journée de procès a été consacrée à l'examen des éléments de preuve présentés par l'accusation, principalement des audios qui devraient corroborer les accusations portées contre eux. À ce stade, Ras Bath et l'activiste ont fermement rejeté les accusations, affirmant qu'elles étaient infondées et motivées par des raisons politiques.
Le procès suscite une forte attention médiatique et publique, notamment en raison de la notoriété de Ras Bath, qui est reconnu pour ses critiques acerbes du gouvernement et sa défense des droits des citoyens. Les soutiens de Ras Bath affirment qu'il s'agit d'une tentative de museler la liberté d'expression au Mali, un pays où la situation des droits de l'homme et la liberté des médias sont souvent pointées du doigt par des organisations internationales.
Les réactions à ce procès varient, allant de l'inquiétude quant à l'état de la démocratie au Mali à des expressions de soutien pour les accusés. Plusieurs manifestants se sont rassemblés près du palais de justice pour exprimer leur solidarité et leur défense des droits de l'homme.
Alors que le procès se poursuit, il soulève des questions importantes sur la liberté d'expression et la justice au Mali, ainsi que sur le rôle des médias et des voix dissidentes dans un paysage politique en constante évolution. La défense de Ras Bath et de l'activiste devrait continuer à se battre contre les accusations, et le tribunal devra déterminer si les preuves présentées suffisent à justifier les inculpations.