Selon RFI Afrique, le 21 juillet 2026, la Cour d'appel de Bamako a poursuivi son examen d'un procès très médiatisé concernant une accusation de « tentative de complot contre le gouvernement ». Ce procès, qui en est à son cinquième jour, met en lumière des enjeux politiques complexes et des allégations graves. Six personnalités, dont l'ancien chef de la sécurité d'État, le colonel Kassoum Goïta, et l'ancien secrétaire général de la Présidence, Kalilou Doumbia, sont sur le banc des accusés. Tous contestent les charges qui pèsent contre eux.

Ces hommes ont été emprisonnés depuis près de cinq ans et affirment avoir subi des tortures durant leur détention. Leur implication dans cette affaire remonte à leur proximité avec l'ancien président de transition, Bah N'Daw. Ce dernier avait été placé à la tête de l'État par des militaires suite à un coup d'État en août 2020, mais a été renversé en mai 2021 par les mêmes militaires. Sa volonté d'écarter certains officiers militaires du gouvernement a été perçue comme une menace par ces derniers, menant à des tensions qui culminent dans le procès actuel.

Le 20 juillet, la Cour a entendu l'unique témoin sur lequel repose l'accusation, l'adjudant-chef Bagayoko. Ce témoignage est crucial, car il constitue la base de toutes les allégations portées contre les accusés. Cependant, ces derniers maintiennent leur innocence et dénoncent ce qu'ils qualifient d'acharnement politique.

Ce procès soulève de nombreuses questions sur l'état de la justice au Mali et l'impact des coups d'État sur la gouvernance et les droits humains dans le pays. Alors que le pays traverse une période de turbulences politiques, ce procès pourrait avoir des répercussions significatives sur la confiance du public dans les institutions judiciaires et politiques.