Selon Jeune Afrique, la nomination de Kokou Edem Tengue à la tête du Port autonome de Lomé par Faure Gnassingbé intervient dans un contexte critique où la concurrence régionale s'intensifie. Le Sahel, marqué par des turbulences politiques et des enjeux logistiques, redessine les corridors de transport en Afrique de l'Ouest. Le port de Lomé, qui est un point stratégique pour le transit et le transport maritime, doit faire face à la concurrence croissante des ports voisins, notamment celui d'Abidjan.

Cette nomination revêt une importance décisive alors que le Niger, avec ses ressources en uranium, devient un acteur clé dans cette dynamique. Le port de Lomé doit s'adapter pour accueillir davantage de marchandises et améliorer son efficacité logistique afin de répondre aux besoins des pays enclavés de la région, notamment le Burkina Faso et le Mali.

Avec l’essor des corridors de transport dans la région sahélo-saharienne, le Port autonome de Lomé se positionne comme une alternative viable face à Abidjan et Cotonou. Cette situation nécessite des stratégies adaptées pour renforcer les infrastructures portuaires et faire face aux défis de sécurité qui pèsent sur le Sahel. Les enjeux sont aussi économiques, car une augmentation du trafic maritime peut signifier des retombées financières significatives pour le Togo.

Les choix de gouvernance et les réformes nécessaires pour moderniser le port doivent être envisagés pour attirer davantage d’investissements, tant nationaux qu’internationaux. En somme, la nomination de Kokou Edem Tengue constitue un tournant potentiel, mais le chemin s'annonce semé d'embûches compte tenu des réalités géopolitiques actuelles.