Selon RFI Afrique, le 7 juillet 2026, les réseaux sociaux tanzaniens regorgent d'appels à manifester. Les citoyens exigent une nouvelle Constitution et la traduction en justice des responsables de la répression meurtrière qui a eu lieu en octobre 2025. Cette répression a coûté la vie à entre 500 et 2000 personnes lors de manifestations contre l'élection présidentielle.
La situation en Tanzanie est particulièrement tendue, les autorités ayant multiplié les menaces de répression pour dissuader les manifestants. Jean-Claude Félix-Tchicaya, directeur du groupe Afrique à l'Institut de prospective et sécurité en Europe (IPSE), explique que ces menaces ont eu pour effet d'inciter de nombreuses personnes à rester chez elles, créant ainsi un climat d'intimidation. Beaucoup d'autres, désireux d'exprimer leur mécontentement, se retrouvent dans une situation délicate, pesant le risque de représailles contre leur désir de manifester.
Cette mobilisation est perçue comme une réaction forte face à l'impunité et aux abus de pouvoir qui ont marqué la période électorale précédente. Les appels à la réforme constitutionnelle sont également motivés par un désir de changement radical dans le paysage politique tanzanien, souvent critiqué pour son manque de transparence et de démocratie.
Les événements de 2025 restent gravés dans les mémoires, et le besoin de responsabilité et de justice est palpable chez une population qui espère un avenir meilleur. Les manifestations de ce 7 juillet pourraient donc être un tournant, même si les défis restent importants face à un gouvernement qui ne montre pas de signes d'ouverture au dialogue.