Selon Jeune Afrique, Nabil Fahmy, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, a été nommé secrétaire général de la Ligue arabe le 29 mars 2026. Cette nomination n'est guère surprenante, compte tenu de l'historique de l'organisation. En effet, parmi les neuf secrétaires généraux ayant dirigé la Ligue arabe depuis sa création en 1945, huit proviennent d'Égypte. Cette réalité souligne le rôle prépondérant de l'Égypte dans la politique arabe et le fonctionnement de la Ligue.
La Ligue arabe, fondée en 1945, a pour objectif principal de promouvoir la coopération entre les pays arabes sur des questions politiques, économiques, culturelles et sociales. Le choix de Fahmy, un diplomate expérimenté et respecté, est perçu comme un signal fort de continuité dans la direction de l'organisation. Son expérience au sein du ministère des Affaires étrangères égyptien et sa connaissance des dynamiques régionales sont des atouts majeurs pour relever les défis actuels auxquels la Ligue fait face.
La nomination de Fahmy intervient à un moment crucial, alors que les tensions géopolitiques s'intensifient dans la région, notamment en raison de conflits persistants en Syrie, au Yémen et des inquiétudes croissantes concernant la stabilité en Libye. Les pays membres de la Ligue attendent de leur secrétaire général qu'il renforce la coopération entre les nations arabes et qu'il propose des solutions aux crises en cours.
Ce leadership égyptien monopolistique à la Ligue arabe pourrait également soulever des questions sur l'équilibre des pouvoirs au sein de l'organisation et sur la manière dont les autres États membres pourraient percevoir cette dominance égyptienne. Des voix s'élèvent pour réclamer une représentation plus équitable et une diversification des nationalités à la tête de l'organisation, afin de mieux refléter la pluralité des opinions et des intérêts au sein du monde arabe.