Selon Actualité.cd RDC, lors de l’examen du rapport annuel 2025 de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Nene Kashinde, premier vice-président de la Commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, a exprimé de vives inquiétudes concernant la fiabilité des données fournies par la Commission. Dans son intervention, il a rappelé que la crédibilité des informations est essentielle pour la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme en République démocratique du Congo.
Kashinde a souligné que plusieurs éléments du rapport semblaient contradictoires et manquaient de sources vérifiables. Il a demandé à la CNDH de fournir des éclaircissements sur la méthodologie utilisée pour recueillir ces données et sur les critères d’évaluation des droits de l’homme dans le pays. Le député a également suggéré que le rapport ne reflète pas fidèlement la réalité sur le terrain, ce qui pourrait nuire à la mission de sensibilisation et de protection des droits humains de la Commission.
En outre, Nene Kashinde a interpellé les membres de la Commission sur leur efficacité et leur capacité à mener des actions concrètes. Il a proposé que la CNDH reconsidère sa stratégie d’interaction avec les acteurs de la société civile afin d'améliorer la collecte de données et de renforcer sa légitimité. Selon lui, pour que la CNDH puisse jouer pleinement son rôle, elle doit établir un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes.
Ce débat sur la crédibilité des données de la CNDH intervient dans un contexte où les droits de l’homme en RDC sont régulièrement remis en question, et où des rapports d’organisations internationales soulignent des violations persistantes. Les appels à davantage de transparence et de responsabilité dans la gestion des droits humains sont devenus de plus en plus pressants. En ce sens, les remarques de Kashinde pourraient inciter à un examen plus approfondi des pratiques de la CNDH et à une réévaluation de son rôle dans la défense des droits de l’homme en RDC.