Selon Jeune Afrique, le chef de la junte nigérienne, Abdourahamane Tiani, a pris la décision de déchoir provisoirement de leur nationalité cinq personnalités de son pays. Parmi ces individus figurent plusieurs anciens responsables du gouvernement de Mohamed Bazoum, l'ancien président déchu.

Cette mesure survient dans un climat politique déjà chargé, moins de trois semaines après les événements tumultueux du 29 août 2026 à Niamey, qui ont vu la junte prendre le pouvoir. La décision de Tiani peut être interprétée comme une volonté de se débarrasser d'éléments jugés trop proches de l'ancienne administration, qui a été confrontée à des crises internes et des tensions avec l'Occident.

Les raisons derrière cette déchéance de nationalité restent floues, mais elles soulignent une tendance croissante des autorités militaires à consolider leur pouvoir en éliminant tout potentiel opposant. Ce mouvement fait partie d'un effort plus large pour renforcer le contrôle de la junte sur le pays, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité politique du Niger.

Les critiques de cette décision affirment qu'elle pourrait alimenter des tensions supplémentaires parmi la population, en exacerbant la polarisation entre ceux qui soutiennent la junte et ceux qui regrettent le retour à un régime démocratique. La communauté internationale observe ces développements avec préoccupation, appelant à un retour à la paix et à la démocratie.