Selon RFI Afrique, Bille, un grand village de pêcheurs situé dans le delta du Niger, fait face à une crise environnementale depuis la fin octobre 2025, lorsque des niveaux alarmants de pollution au gaz ont été signalés. Accessible uniquement par bateau, cette localité de 41 000 habitants a vu de nombreux résidents fuir pour trouver refuge ailleurs. Cependant, la majorité des habitants demeure sur place, où la colère et la frustration s'intensifient face aux lenteurs administratives qui caractérisent la réponse des autorités.

À la fin de septembre 2026, Bille n'est toujours pas reconnu comme une zone en état d'urgence, ni qualifié de localité victime d'une catastrophe naturelle. Malgré les promesses répétées et les visites de responsables d'agences fédérales et de l'industrie pétrolière et gazière, aucune évacuation n'a été mise en place. Cela fait presque un an que cette crise écologique a débuté, laissant les habitants dans une situation précaire.

La toxicité de l'air et de l'eau menace constamment la survie des résidents de Bille. Les retards dans les interventions gouvernementales et le manque de reconnaissance officielle de l'urgence de la situation exacerbent les tensions au sein de la communauté. Les habitants expriment leur frustration face à l'absence de mesures concrètes pour résoudre la crise, alors que leur santé et leur sécurité continuent de se détériorer.

Les conséquences de cette pollution sont graves, affectant non seulement la santé des habitants, mais aussi leur mode de vie traditionnel de pêche. Dans un cadre où la pêche est une source essentielle de subsistance, la dégradation de l'environnement met en péril les moyens de survie des familles.

Cette situation illustre les défis persistants auxquels sont confrontées de nombreuses communautés au Nigeria, où les lenteurs administratives et l'inefficacité des réponses institutionnelles exacerbent les crises environnementales et humanitaires.