Selon RFI Afrique, Ousmane Sonko, qui a récemment pris la tête de l'Assemblée nationale du Sénégal, s'exprime sur son limogeage de la Primature et sur ses divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye. Sonko, ancien opposant sous la présidence de Macky Sall (2012-2024), affirme qu'il ne donne pas de « chèque en blanc » au chef de l'État ni au gouvernement.
Dans un entretien accordé à Radio France Internationale et France 24, il évoque les défis auxquels le pays est confronté, notamment la gestion de la lourde dette nationale. Sonko met en avant la nécessité d'avoir une approche critique et responsable vis-à-vis des politiques économiques mises en place, exprimant son désaccord sur la manière dont la situation financière est gérée.
Il aborde également sa rupture avec son ancien allié politique, Bassirou Diomaye Faye, en soulignant leurs divergences fondamentales concernant la mise en œuvre du projet politique du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef). Cette séparation a des implications sur la dynamique politique actuelle et future du Sénégal, surtout à l'approche des élections présidentielles de 2029, que Sonko évoque également.
En outre, Sonko aborde des sujets sensibles comme la législation sur l'homosexualité et l'impact de la participation des Lions de la Teranga à la Coupe du Monde 2026, où ils affrontent l'équipe de France. Son discours fait ressortir une volonté de réformer et d'adapter la politique sénégalaise face aux défis contemporains, tout en affirmant une position de fermeté vis-à-vis du gouvernement actuel.