Selon RFI Afrique, en ce 25 avril, alors que le monde célèbre la Journée internationale de lutte contre le paludisme, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce une avancée majeure dans le traitement de cette maladie dévastatrice. Elle a récemment préqualifié un nouveau médicament antipaludéen destiné spécifiquement aux nourrissons, marquant un tournant significatif dans les efforts de santé publique.

Le nouveau traitement, qui se présente sous la forme de comprimés dispersibles dans le lait, associe deux molécules, la luméfantrine et l'arthéméter. Cette association permet de proposer un traitement mieux adapté aux besoins des bébés pesant moins de cinq kilos, une catégorie qui était jusqu'à présent sous-traitée en raison des risques associés aux traitements préexistants. En effet, les traitements précédemment utilisés pour les enfants plus âgés étaient administrés aux nourrissons, souvent avec des conséquences désastreuses, comme des surdosages et des effets secondaires indésirables.

Cette innovation arrive à un moment critique où le paludisme continue d’affecter principalement les jeunes enfants en Afrique subsaharienne, représentant près de 67% des décès dus à cette maladie. La manière dont ce nouveau traitement sera mis en œuvre dans les systèmes de santé locaux pourrait avoir des implications significatives pour la mortalité infantile. Les experts espèrent que sa préqualification par l'OMS encouragera les pays à l'intégrer rapidement dans leurs programmes de traitement.

En allégeant le fardeau du paludisme sur les plus vulnérables, ce traitement pourrait également contribuer à des économies de santé à long terme, en réduisant la nécessité de soins intensifs et d'hospitalisations pour les nourrissons malades. Les organisations de santé et les gouvernements African doivent maintenant travailler ensemble pour assurer un accès équitable à ce traitement et à d'autres interventions de lutte contre le paludisme.