Selon Egypt Independent, Amira al-Adly, membre de la Chambre des représentants et représentant des partis de la jeunesse, a récemment soulevé plusieurs préoccupations concernant la mise en œuvre de la reconnaissance faciale pour l'enregistrement des lignes téléphoniques mobiles en Égypte. Lors d'une interview téléphonique diffusée dimanche dans l'émission "Kalema Akhera" (Dernier Mot), elle a exigé des éclaircissements sur le but de la collecte de ces données biométriques.
La députée a mis en lumière le manque de transparence entourant cette initiative, s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles l'État égyptien aurait besoin de telles informations sensibles. Elle a souligné les implications potentielles pour la vie privée des citoyens et a appelé à une plus grande responsabilité de la part des autorités gouvernementales.
Cette préoccupation ne survient pas dans un vide, alors que le débat sur la surveillance gouvernementale et la protection des données personnelles prend de l'ampleur à l'échelle mondiale. Les critiques du gouvernement égyptien dénoncent souvent le manque de respect des droits de l'homme et la surveillance excessive des citoyens. En ce sens, les remarques d'al-Adly s'inscrivent dans un contexte plus vaste de vigilance et de défense des droits civiques en Égypte.
Les technologies de reconnaissance faciale sont de plus en plus utilisées à travers le monde pour divers usages, allant de la sécurité publique à la facilitation des transactions. Cependant, leur application soulève des questions éthiques, notamment sur la protection de la vie privée et le risque potentiel de discrimination raciale ou de biais algorithmique. Les critiques soutiennent que sans des mesures strictes de protection des données et une réglementation appropriée, des abus pourraient avoir lieu.
Al-Adly a donc demandé que les discussions sur l'utilisation de ces technologies incluent un large éventail de parties prenantes, y compris des experts en droits de l'homme, des techniciens et des représentants de la société civile. Elle plaide pour une approche plus équilibrée qui prend en compte à la fois les avantages technologiques et la nécessité de protéger les droits des citoyens égyptiens.