Selon Jeune Afrique, environ 2 500 personnes ont manifesté à Tunis le 25 juillet 2026, en mémoire du cinquième anniversaire du coup d'État institutionnel mené par le président Kaïs Saïed. La mobilisation a révélé un profond mécontentement face à la situation actuelle du pays, marquée par une détérioration des conditions de vie pour de nombreuses familles tunisiennes.

Les manifestants ont exprimé leur frustration face à l'augmentation des prix, à l'instabilité économique et aux difficultés quotidiennes exacerbées par une forte vague de chaleur. Ces défis ont amené de nombreux citoyens à se rassembler pour revendiquer des changements significatifs et une amélioration de leurs conditions de vie. La crise économique, qui s'est aggravée ces dernières années, a été un des principaux moteurs de cette mobilisation.

Les marches se sont déroulées dans un climat tendu, avec un large déploiement des forces de sécurité. Les autorités ont, d'ailleurs, été mises à l'épreuve face à cette vague de contestation. Les participants ont scandé des slogans dénonçant la gestion du pays par le président Saïed, appelant à des réformes immédiates et à une meilleure prise en charge des besoins fondamentaux de la population.

Les manifestants ont également rappelé que le cinquième anniversaire du coup d'État de 2021 devait être un moment de réflexion sur les choix politiques du pays et sur la voie à suivre pour l’avenir. Ce mouvement de contestation semble être une occasion pour de nombreux Tunisiens de faire entendre leur voix dans un contexte de frustration généralisée, tandis que la situation continue de se détériorer.

Cette manifestation illustre le sentiment croissant d’insatisfaction parmi la population et met en lumière les défis auxquels le gouvernement fait face dans un pays en proie à des tensions sociales et économiques. Les prochaines semaines pourraient être cruciales pour la dynamique politique en Tunisie, alors que de nombreux citoyens aspirent à un changement significatif.