Selon RFI Afrique, le 12 avril 2026, près de 8 millions d’électeurs béninois se sont rendus aux urnes pour élire le successeur du président sortant Patrice Talon, qui termine son mandat après deux périodes de cinq ans. Ce scrutin est particulièrement notable en raison de l'absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates, dont la candidature a été invalidée en raison d'un manque de parrainages suffisants.

Les électeurs ont ainsi eu le choix entre deux candidats principaux : le dauphin de Patrice Talon, Romuald Wadagni, qui occupe actuellement le poste de ministre de l’Économie, et Paul Hounkpè, représentant de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), une opposition jugée modérée. La compétition s'est donc tenue dans un cadre particulier, sans la participation de l’opposition la plus vocale, ce qui soulève des questions sur la légitimité du processus électoral.

La campagne électorale précédant le scrutin avait été marquée par des tensions, les débats politiques étant amplifiés par les accusations de répression contre des voix dissidentes. La sélection des candidats était déjà controversée, et l'exclusion de Les Démocrates a suscité des critiques tant au niveau national qu'international concernant l'équité et la transparence des élections au Bénin.

Les résultats du vote, qui sont en cours de compilation, vont déterminer l'orientation politique du pays dans un contexte où Patrice Talon a été critiqué pour son style de gouvernance, jugé parfois autoritaire. Les observateurs s'inquiètent de l'impact de cette élection sur la démocratie au Bénin et sur la stabilité régionale en Afrique de l'Ouest.

En conclusion, cette présidentielle est non seulement une élection pour un nouveau président, mais aussi un test crucial pour la démocratie béninoise. Les résultats auront des répercussions sur le paysage politique du Bénin et, potentiellement, sur la région tout entière.