Selon RFI Afrique, le procès du docteur Kizza Besigye, figure emblématique de l'opposition en Ouganda, débute ce lundi 13 juillet 2026. Âgé de 70 ans, Besigye est un critique acharné du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Ce procès soulève des préoccupations quant à l'intégrité du système judiciaire ougandais, souvent considéré comme instrumentalisé par le pouvoir.

Les avocats de Besigye évoquent de graves violations des droits de l'homme dans le cadre de son arrestation, notamment son enlèvement au Kenya en novembre 2024, suivi de son transfert forcé vers l'Ouganda. Cet événement a été interprété par plusieurs observateurs comme une atteinte à la souveraineté et à la justice, renforçant les accusations d'une répression systématique des voix dissidentes en Ouganda.

Florence Brisset-Foucault, maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a exprimé des inquiétudes quant à ce qu'elle appelle une « est-africanisation » de la répression. Ses réflexions mettent en lumière les similitudes croissantes entre les différentes approches répressives des gouvernements de la région face à l'opposition politique.

Le procès de Besigye pourrait ouvrir une nouvelle ère de tensions politiques en Ouganda, alors que les partisans de l'opposition et les défenseurs des droits de l'homme surveillent de près les développements. Les implications de cette affaire s'étendent au-delà des frontières ougandaises, touchant à des questions de gouvernance, de droits humains et de justice dans toute la région de l'Afrique de l'Est.