Selon RFI Afrique, la République Démocratique du Congo (RDC) se trouve au cœur d'une controverse politique majeure concernant un projet de modification de la Constitution. Ce projet vise à permettre un troisième mandat au président actuel, Félix Tshisekedi, qui est au pouvoir depuis 2019. Dans ce contexte, deux figures politiques importantes, Raphaël Katebe Katoto et Moïse Katumbi, se retrouvent en opposition totale sur cette question, illustrant ainsi une fracture au sein même de la famille et de la scène politique congolaise.

Raphaël Katebe Katoto, qui est un proche du pouvoir en place, a récemment exprimé son soutien à la volonté du gouvernement d'opérer ce changement constitutionnel. Pour lui, cette modification est essentielle pour assurer la continuité des politiques en cours et pour maintenir la stabilité politique du pays. Il argue que le troisième mandat de Tshisekedi pourrait permettre d'approfondir les réformes déjà initiées et d'atteindre les objectifs de développement fixés par son administration.

D'un autre côté, Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et figure majeure de l'opposition, s'oppose fermement à cette initiative. Il considère que ce mouvement représente un danger pour la démocratie en RDC et qu'il est essentiel de respecter les délais constitutionnels en vigueur. Moïse, qui a déjà connu des tensions avec son frère, voit cette situation comme un affront à l'intégrité de la démocratie congolaise et appelle à la mobilisation de la population pour défendre les principes démocratiques.

Cette division entre les deux frères, qui chacun représente des visions opposées pour l'avenir politique de la RDC, met en lumière les tensions internes qui traversent le pays. Les débats autour de cette modification constitutionnelle sont d'ores et déjà source de manifestations et d'une montée de tension politique, alors que les élections prévues pour 2023 s'approchent.