Selon RFI Afrique, la République Démocratique du Congo (RDC) est au cœur d'une controverse majeure concernant la fabrication de passeports biométriques par la société belge Semlex. Ce scandale a émergé grâce au consortium d'investigation ayant mené l'enquête « Congo Hold-Up » en collaboration avec RFI. Les passeports biométriques, lancés en 2015, ont été critiqués pour leur coût exorbitant de 185 dollars, soit environ 160 euros, ce qui en fait l'un des plus chers au monde.
Les révélations de l'enquête ont mis en lumière un système de détournement de fonds, avec des allégations selon lesquelles 60 dollars par passeport auraient été illicitement détournés. Cette situation a soulevé des questions critiques sur la transparence et l'intégrité des transactions liées à ces documents essentiels pour les citoyens congolais.
Ce lundi 1ᵉʳ septembre 2026, la justice belge a pris la décision de renvoyer quatorze personnes inculpées devant un tribunal correctionnel. Ce renvoi marque une étape significative dans le processus judiciaire visant à établir les responsabilités et à apporter des réponses aux préoccupations soulevées par ce scandale. Les inculpés comprennent des individus liés à la société Semlex ainsi que des fonctionnaires impliqués dans le processus d'approvisionnement et de fabrication des passeports.
Le scandale des passeports biométriques de la RDC met en lumière des enjeux plus vastes de corruption et de mauvaise gestion des ressources publiques. Alors que la RDC continue de lutter avec des défis économiques et politiques, ce cas représente un exemple frappant des difficultés rencontrées par le pays en matière de gouvernance et de justice. Avec ce renvoi au tribunal, l'espoir est que la vérité émerge et que des mesures soient prises pour prévenir de futurs abus.