Selon Actualité.cd RDC, lors d'un événement organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a pris la parole pour défendre le changement constitutionnel en République Démocratique du Congo (RDC). Il a souligné que de nombreux aspects de la Constitution de 2006 ne protègent pas adéquatement les droits humains, en particulier la liberté de manifester.

Mbemba Kabuya a exprimé son inquiétude quant à la situation actuelle des droits de l'homme dans le pays. Selon lui, la Constitution actuelle ne répond pas aux besoins de la population, notamment en ce qui concerne la protection des manifestants et la garantie de leurs droits. Il a également évoqué le rôle de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), insistant sur la nécessité d'une réforme pour qu'elle soit plus efficace.

Le ministre a mis en avant la nécessité de changer la Constitution pour éviter la balkanisation du pays, un terme qu'il a utilisé pour décrire les conséquences potentielles d'une décentralisation mal gérée. Il a averti que sans des protections adéquates, le pays pourrait faire face à des divisions internes, mettant en péril son intégrité nationale.

Les déclarations de Mbemba Kabuya interviennent dans un contexte où la RDC fait face à des tensions politiques et sociales croissantes. La population s'inquiète de la restriction de leurs droits, et des manifestations ont eu lieu pour revendiquer plus de libertés. Cependant, le gouvernement continue de justifier ses actions par la nécessité de maintenir l'ordre et la stabilité dans le pays.

En conclusion, le ministre des Droits humains plaide pour un équilibre entre la sécurité nationale et le respect des droits fondamentaux, affirmant que des révisions constitutionnelles sont essentielles pour garantir ces droits dans un cadre démocratique.