Selon RFI Afrique, James Swan, le nouveau patron de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco), est arrivé à Goma, la capitale du Nord-Kivu, le vendredi 24 avril 2026. En poste depuis le 7 avril, cette visite de deux jours intervient à un moment critique pour la région, où l'insécurité et les tensions persistantes demeurent des défis majeurs.
Goma est actuellement sous le contrôle de l'AFC/M23, un groupe armé ayant pris position dans plusieurs zones de la province. La rencontre entre Swan et les dirigeants de ce groupe armé souligne l'accent mis par la Monusco sur le dialogue et l'engagement avec les différents acteurs de la région. Swan a évoqué l'importance d'une approche inclusive pour assurer la stabilité et la paix durables dans le Nord-Kivu.
Le choix de Goma comme destination pour cette première visite symbolise également la préoccupation de la communauté internationale sur la situation humanitaire et sécuritaire dans l'est de la RDC. Le Nord-Kivu est en proie à des violences récurrentes depuis des années, et la présence de groupes armés complique encore davantage la situation. Avec des milliers de personnes déplacées à cause des conflits, la mission de la Monusco est plus que jamais d'actualité.
James Swan a également rencontré des représentants des ONG et des agences humanitaires qui œuvrent sur le terrain. Ces discussions visent à renforcer la coopération entre les forces de l'ONU et les acteurs humanitaires pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les violences. La situation des droits de l'homme a été au cœur des échanges, un sujet crucial dans un contexte où les violations restent fréquentes.
La visite de Swan s'inscrit dans un cadre plus large de révision des stratégies de la Monusco, qui a récemment été critiquée pour son efficacité limitée face à l'escalade de la violence. Les autorités congolaises, ainsi que les partenaires internationaux, attendent des actions concrètes qui puissent améliorer la situation sur le terrain. La présence de Swan à Goma pourrait ainsi marquer le début d'un nouveau chapitre pour la mission de l'ONU dans la région.