Selon RFI Afrique, le Cameroun conclut son quatrième recensement général de la population et de l’habitat, une opération essentielle pour le développement national, qui inclut également le recensement général de l’agriculture et de l’élevage. Ces opérations, qui devaient initialement se terminer plus tôt, ont été prolongées à trois reprises. Le dernier recensement remontait à 2005, ce qui souligne l'importance de cette initiative actuelle.
Les agents recenseurs, chargés de collecter des données cruciales, font face à de nombreuses difficultés, notamment dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala. Dans ces zones urbaines densément peuplées, des refus de la part des populations de participer aux opérations de recensement ont été signalés. Ce phénomène soulève des questions sur la sensibilisation et l'importance accordée à l'exercice par les citoyens.
Dans les derniers jours de l'opération, les équipes de coordination ont achevé leur tournée nationale à Kyé-Ossi, une ville stratégique située dans le sud du pays, à la frontière avec le Gabon. Cet emplacement aux confins des deux pays met en lumière les défis uniques rencontrés par les agents, qui doivent naviguer entre différentes cultures et perceptions du recensement.
Le recensement est un outil fondamental pour la planification et le développement des politiques publiques. En recueillant des données précises sur la population et l’agriculture, le gouvernement camerounais espère mieux répondre aux besoins de sa population et attirer des investissements stratégiques. Cependant, pour que ces objectifs soient atteints, il est crucial que les citoyens comprennent l'importance de leur participation au processus.