Selon RFI Afrique, trois membres du Front Polisario, le mouvement qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, ont été tués lors d'une attaque menée contre le mur de défense marocain. Parmi les victimes se trouvait un haut responsable du mouvement, le fils de Mohamed Abdelaziz, un dirigeant historique du Polisario, qui a joué un rôle majeur dans le combat pour l'autodétermination du peuple sahraoui. Les événements se sont déroulés dimanche 8 juin 2026, et ont été confirmés par les autorités du Polisario.
Cette attaque survient dans un contexte de tensions accrues entre le Maroc et le Front Polisario, alors que les deux parties se disputent le contrôle du Sahara occidental, une région riche en ressources naturelles. Le conflit perdure depuis des décennies, engendrant une situation humanitaire complexe et un nombre élevé de déplacés.
Le mur de défense marocain, qui s'étend sur des centaines de kilomètres, a été construit par le Maroc dans les années 1980 pour séparer le territoire occupé et la zone contrôlée par le Polisario. Ce mur est devenu un symbole de la division et des hostilités entre les deux parties, et il est souvent le théâtre d'accrochages.
Les déclarations des représentants du Polisario évoquent un besoin urgent de renouveler l'engagement international pour résoudre le conflit, alors que la communauté internationale semble souvent distraite par d'autres crises. Le Front Polisario appelle à un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui, un droit qui est resté sans réponse pendant trop longtemps selon leurs dires.
Ce nouvel affrontement est susceptible d'attiser davantage les tensions dans la région, où la paix reste fragile. Les réactions venant de la communauté internationale pourraient jouer un rôle crucial dans la désescalade de la situation, mais l'absence de progrès dans les négociations pourrait mener à une intensification du conflit.