Selon Journal du Cameroun, le 3 septembre 2026, face à l'augmentation des effondrements d'immeubles au Cameroun, un partenariat stratégique a été scellé entre les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), l'Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) et l'Ordre National des Ingénieurs de Génie Civil (ONIGC). Cette convention-cadre tripartite a pour objectif principal de renforcer le suivi des chantiers privés après la délivrance du permis de construire et de mettre un terme à un désordre persistant dans le secteur du BTP.
Les récents événements tragiques dus à des effondrements d'immeubles ont mis en lumière la nécessité d'une régulation plus stricte dans le secteur de la construction. Avec cette nouvelle convention, les mairies, en collaboration avec les architectes et les ingénieurs, s'engagent à s'assurer que les constructions respectent les normes de sécurité et de qualité.
Le dispositif instauré impose désormais une maîtrise d'œuvre conjointe, rendant obligatoire la présence d'un architecte et d'un ingénieur sur tous les chantiers privés. Un carnet de suivi de chantier sera instauré et des points d'arrêt obligatoires seront mis en place à des étapes critiques des travaux pour garantir la validation et la conformité des constructions.
Ce partenariat vise également à introduire un mécanisme de paiement progressif des honoraires des professionnels pour éviter les abandons de chantiers. L'ambition politique derrière cette initiative est de prévenir les malfaçons, de contrer les modifications anarchiques des plans approuvés et de restaurer le pouvoir de contrôle administratif des mairies, souvent contourné par les acteurs du secteur.
Pour tester l’efficacité de ce nouveau dispositif, une phase pilote sera lancée dans plusieurs communes volontaires. Deux innovations majeures accompagneront cette phase : la digitalisation du carnet de suivi et la formation des agents municipaux. Ces mesures visent à moderniser et à professionnaliser le secteur de la construction au Cameroun.
Avec cette convention, les collectivités locales et les ordres professionnels envoient un message clair : la sécurité des populations est une priorité absolue, bien au-dessus des économies réalisées à court terme sur la construction.