Selon RFI Afrique, l’Assemblée nationale du Sénégal a voté le 28 avril 2026 une modification controversée de son code électoral. Le vote a eu lieu à une large majorité de 128 voix pour, et a suscité des débats intenses au sein de la classe politique sénégalaise.
Les députés du parti Pastef, qui détient le pouvoir, ont justifié cette réforme par la nécessité de clarifier les conditions d’inéligibilité des candidats. Ils ont affirmé que cette mesure vise à mettre fin aux pratiques d'élimination politique des candidats pour des raisons jugées non valables.
Cependant, l'opposition critique cette modification, la qualifiant de « taillée sur mesure » pour permettre au Premier ministre Ousmane Sonko, chef du Pastef, de se présenter lors des élections présidentielles de 2029. Les détracteurs craignent que ces modifications ne soient utilisées pour affirmer un contrôle politique sur le processus électoral et pour restreindre la compétition.
Cette situation ne fait qu'accroître les tensions déjà palpables entre le gouvernement et l'opposition, exacerbant les craintes d'une érosion de la démocratie au Sénégal. Les conséquences de cette réforme pourraient être significatives, non seulement pour les candidats concernés, mais aussi pour la population, qui pourrait voir un affaiblissement de la diversité politique et une concentration de pouvoir entre les mains du Pastef.
Alors que le pays se prépare pour les élections futures, cette modification du code électoral soulève des questions sur l'équité du processus électoral et la représentation des différentes voix au sein de la société sénégalaise.