Selon RFI Afrique, la ministre de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, Djireye Clotilde Coly, fait face à une vague de cyberharcèlement depuis la défaite de l'équipe nationale en Coupe du monde de football contre la France. Nommée dans le nouveau gouvernement le 1er juin 2026, Clotilde Coly a rapidement attiré l'attention des médias et du public, mais pas pour les raisons qu'elle aurait souhaitées.
Le 16 juin, lors du match d'ouverture de l'équipe sénégalaise à la Coupe du monde, la ministre a été remarquée pour sa nouvelle coupe de cheveux, qu'elle a arborée alors qu'elle se trouvait dans le New Jersey. Malheureusement, ce changement de look a suscité une série de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. Les critiques se sont concentrées sur son apparence physique, en particulier sur sa coiffure, et non sur ses compétences ou ses actions en tant que ministre.
Cette situation a provoqué des réactions de soutien de la part de nombreux Sénégalais qui dénoncent le cyberharcèlement et la stigmatisation des femmes dans des postes de pouvoir. De nombreuses personnalités publiques et des citoyens ordinaires se sont mobilisés sur les réseaux sociaux pour défendre Clotilde Coly, soulignant l'importance de la solidarité face à de telles attaques. Ils rappellent également que les femmes occupant des postes de responsabilité doivent être jugées sur leur travail et non sur leur apparence.
Le cyberharcèlement, un phénomène en forte augmentation, soulève des questions sur la manière dont les femmes politiques sont perçues dans des sociétés encore très patriarcales. Les discours de soutien à Clotilde Coly montrent une prise de conscience croissante des enjeux liés à l'égalité des sexes et au respect des femmes dans le cadre professionnel. En effet, cette mobilisation pourrait être un tournant dans la lutte contre le cyberharcèlement au Sénégal, un pays qui aspire à une plus grande égalité entre les sexes et à la valorisation des femmes dans les sphères politiques et sociales.