Selon RFI Afrique, le 9 avril 2026, l'université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) traverse une période de tension et de protestation marquée par la suspension de la majorité des cours. Cette décision intervient deux mois après le décès d'Abdoulaye Ba, un étudiant en médecine de 20 ans, survenu lors de manifestations qui réclamaient le paiement de bourses d'études.

Les événements tragiques qui ont conduit à la mort d'Abdoulaye Ba ont eu lieu en février 2026. Les manifestations, qui visaient à attirer l'attention des autorités sur la situation des bourses, ont été sévèrement réprimées par les forces de l'ordre sur le campus. Ce drame a profondément choqué la communauté étudiante, qui rend hommage à son camarade tout en exigeant des réponses et des actions concrètes de la part des responsables.

Aujourd'hui, la plupart des cours à Ucad sont suspendus, une mesure qui reflète le climat de deuil et de colère au sein de l'établissement. Des étudiants, des professeurs et des membres de l'administration se réunissent pour commémorer Abdoulaye Ba, tout en exprimant leur frustration face à l'absence de mesures significatives pour résoudre les problèmes de financement des bourses d'études.

Les revendications des étudiants vont au-delà du simple paiement des bourses. Ils appellent à une réforme systémique qui garantirait la prise en charge adéquate des besoins éducatifs, ainsi qu'une meilleure gestion des ressources au sein de l'université. Les manifestations qui se déroulent actuellement sur le campus ne sont pas seulement un hommage à Ba, mais aussi un appel à l'action pour l'ensemble de la communauté académique.

En réponse à cette situation, certains responsables universitaires ont promis d'ouvrir un dialogue avec les étudiants afin de trouver des solutions viables à leurs préoccupations. Toutefois, tant que des mesures concrètes ne seront pas mises en place, le climat de mécontentement risque de persister, et la communauté éducative de l'Ucad continuera de faire entendre sa voix.