Selon RFI Afrique, le 7 juillet 2026, la Tanzanie a célébré le Saba Saba, une journée emblématique qui commémore la création du premier parti politique du pays en 1954, le Tanganyika African National Union (TANU). Cette journée est souvent marquée par des manifestations pour revendiquer des libertés fondamentales. Toutefois, cette année, les appels à manifester lancés par divers groupes d'activistes ont donné lieu à une mobilisation timorée, conduisant le gouvernement à interpréter cela comme un échec de la contestation.
Les autorités ont renforcé leur présence sur le terrain, redoublant de vigilance pour empêcher toute escalade de la contestation. Malgré cela, les activistes ont réussi à organiser quelques rassemblements, qui, bien que modestes, ont permis d'attirer l'attention sur des enjeux cruciaux tels que la liberté d'expression et les droits de l'homme.
Les activistes, en dépit du faible niveau de participation, considèrent la situation sous un autre angle. Ils estiment que leur capacité à mobiliser même un petit nombre de personnes est une victoire en soi, car cela témoigne de leur résilience face à la répression. De plus, ils affirment avoir ralenti l'activité économique dans certaines zones, en perturbant temporairement la circulation et les affaires. Cette stratégie vise à faire pression sur le gouvernement et à rappeler que les droits des citoyens ne doivent pas être ignorés.
Cette mobilisation, bien que limitée, reflète un climat politique tendu en Tanzanie, où les libertés se sont progressivement restreintes ces dernières années. Les activistes annoncent leur intention de poursuivre leurs efforts pour sensibiliser la population et inciter à des actions collectives. Ils considèrent qu'une résistance, même symbolique, est essentielle pour maintenir la flamme de l'engagement citoyen et l'espoir de changements futurs.