Selon RFI Afrique, huit présidents de partis d'opposition tchadiens ont été arrêtés le samedi 25 avril 2026 à N'Djamena. Les arrestations surviennent après la dissolution du Groupe de concertation des acteurs politiques (Gcap), une coalition composée de diverses formations politiques d'opposition et de représentants de la société civile. Cette dissolution a été prononcée la veille, le vendredi 24 avril, par un arrêté de la Cour suprême du Tchad.
Le Gcap, qui appelait à une marche de protestation et d'indignation, a vu ses activités déclarées illégales sur l'ensemble du territoire tchadien. Cette décision judiciaire s'inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes dans le pays, où le gouvernement a intensifié ses efforts pour réprimer l'opposition.
Les arrestations ont suscité des inquiétudes quant à la liberté d'expression et la capacité des partis d'opposition à s'organiser et à exprimer leurs préoccupations face aux autorités. Les membres de Gcap sont accusés de menacer l'ordre public par leurs appels à la mobilisation et à la protestation.
Ce développement intervient alors que le Tchad traverse une période de transition politique, marquée par le décès de son ancien président, Idriss Déby, en 2021, et les tensions qui en découlent entre le gouvernement de transition et les partis d'opposition. La dissolution du Gcap et l'arrestation de ses membres sont perçues comme une tentative du gouvernement de maintenir le contrôle sur une opposition déjà affaiblie.
Les réactions à ces événements ne se sont pas fait attendre, avec des organisations de droits de l'homme et des figures de l'opposition qui dénoncent une répression croissante. Ils appellent à la libération immédiate des détenus et à la restauration des libertés fondamentales au Tchad. Ce climat de répression pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du pays et la confiance du peuple dans le processus démocratique.