Selon RFI Afrique, le 1er septembre 2026, le gouvernement tchadien a pris la décision d'interdire les manifestations des diplômés sans emploi qui étaient programmées pour le 9 septembre. Cette mesure a été justifiée par les autorités par la nécessité de prévenir des troubles à l'ordre public. La frustration des jeunes diplômés face à la situation économique et à l'absence de débouchés professionnels a conduit à la planification de ces marches, qui visaient à attirer l'attention sur leur situation critique.
Ce contexte de mécontentement n'est pas nouveau. En 2022, une étude a révélé qu'environ 37 % des jeunes Tchadiens n'étaient ni en situation d'emploi, ni en situation d'études, ni en formation. Ce chiffre alarmant met en lumière les défis auxquels la jeunesse du pays est confrontée, notamment un marché du travail saturé et des opportunités d'emploi limitées.
Les marches prévues le 9 septembre avaient pour but de revendiquer des solutions concrètes de la part du gouvernement, qui peine à répondre aux besoins croissants d'une population jeune et dynamique. Les préoccupations des diplômés s'accompagnent d'un sentiment d'exclusion et d'abandon, exacerbées par un environnement économique difficile et la perception d'une politique publique inadaptée.
En interdisant ces manifestations, les autorités tchadiennes espèrent éviter des escalades de violence qui pourraient résulter de tensions accumulées. Toutefois, cette décision suscite des interrogations sur la liberté d'expression et le droit à manifester dans un pays où la jeunesse représente une partie significative de la population.
Les experts soulignent que la réponse du gouvernement pourrait avoir des répercussions sur le long terme, non seulement sur la confiance des jeunes envers les institutions, mais aussi sur la stabilité sociale. Dans un climat de mécontentement croissant, il devient crucial pour les autorités d'engager un dialogue constructif avec les jeunes Tchadiens pour aborder les préoccupations légitimes concernant l'emploi et l'éducation.