Selon The Africa Report, le récent soulèvement à Niamey a mis en lumière les failles internes de l'armée nigérienne. Suite à cet événement, le général Abdourahamane Tiani a dû s'appuyer sur des alliés extérieurs pour consolider son pouvoir. Cette situation souligne non seulement les divisions qui existent au sein des forces armées, mais aussi les limites de la coopération militaire entre les États de la région, notamment au sein de l'Alliance des États du Sahel.

Le coup d'État, qui a eu lieu dans un contexte de troubles politiques, a révélé des dissensions parmi les militaires, certains étant en désaccord avec la direction de Tiani. Face à cette instabilité, Tiani a cherché du soutien auprès de pays comme la Russie et l'Algérie, qui ont montré un intérêt à renforcer leur présence dans la région. Cette reliance sur des partenaires externes soulève des questions sur la capacité des forces armées locales à gérer des crises sans aide étrangère.

Les tensions internes au sein de l'armée et la nécessité d'un soutien international mettent également en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays du Sahel. L'Alliance des États du Sahel, qui vise à renforcer la coopération militaire entre ses membres, semble ici insuffisante pour faire face à des crises internes majeures. Le cas de Tiani pourrait donc poser des questions sur l'efficacité de cette alliance à long terme.

Les implications de cette situation sont importantes non seulement pour le Niger, mais aussi pour la stabilité de la région du Sahel. Les acteurs extérieurs, comme la Russie et l'Algérie, pourraient jouer un rôle déterminant dans les affaires internes des pays de la région, ce qui pourrait modifier les dynamiques de pouvoir et de sécurité en Afrique de l'Ouest.