Selon Jeune Afrique, Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre malien de la Défense et des Affaires étrangères, a été condamné à 20 ans de prison dans l’affaire Paramount. Il déclare se considérer comme victime d’un « procès politique », affirmant que sa condamnation est le fruit d'un système judiciaire manipulé par le pouvoir en place. Coulibaly critique ouvertement le régime d'Assimi Goïta, le qualifiant de dictature où la justice est aux ordres du gouvernement.

Dans une interview vidéo, il exprime ses préoccupations sur divers aspects de la gouvernance actuelle, notamment la justice, la diplomatie, la sécurité, et l'économie. Selon lui, le bilan de la gestion d'Assimi Goïta est « un échec » dans tous ces domaines. Coulibaly argue que les violations des droits humains et la limitation des libertés fondamentales sont devenues monnaie courante au Mali, aggravant ainsi la situation sécuritaire et socio-économique du pays.

Il souligne que les citoyens maliens sont les premiers à souffrir des conséquences de cette gouvernance, avec une justice qui ne protège pas les intérêts du peuple mais sert plutôt des objectifs politiques. L'ancien ministre appelle à une prise de conscience collective pour résister à cette dérive autoritaire et retrouver une véritable démocratie. Ce discours résonne dans un contexte où de nombreux Maliens ressentent un profond mécontentement face aux conditions de vie et à la corruption qui gangrène les institutions.

Tiéman Hubert Coulibaly, bien que derrière les barreaux, continue de revendiquer ses idées et de critiquer la direction prise par le pays, espérant éveiller les consciences sur la nécessité de rétablir l’état de droit et la démocratie au Mali.