Selon RFI Afrique, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont récemment publié une lettre ouverte adressée aux autorités togolaises. Cette lettre vise à les inciter à prendre des mesures concrètes pour garantir le retour en toute sécurité des défenseurs des droits humains qui se trouvent actuellement en exil et qui souhaitent rentrer au Togo.

Cette initiative survient un an après les manifestations de juin 2025, qui avaient éclaté pour protester contre la nouvelle Constitution, l'augmentation du coût de la vie, ainsi que l'emprisonnement de plusieurs membres de la société civile. Ces événements ont engendré une situation tendue et préoccupante pour les droits humains dans le pays. Les deux organisations font ainsi état d'une situation qui reste alarmante, marquée par des violations des droits fondamentaux.

Les défenseurs des droits humains, en particulier ceux qui ont été persécutés, doivent pouvoir rentrer chez eux sans craindre pour leur sécurité. La lettre insiste sur le fait que le Togo, en tant qu'État membre des Nations Unies, a l'obligation de respecter et de protéger les droits de tous ses citoyens, y compris ceux qui exercent des activités de défense des droits humains.

Les ONG déclarent que la protection des droits humains doit être une priorité pour les autorités togolaises, afin de favoriser un climat de confiance et de réconciliation. Elles encouragent les autorités à dialoguer avec les défenseurs des droits humains pour créer un environnement où ces derniers peuvent travailler librement et en toute sécurité.

Ce message fait écho à un contexte plus large où plusieurs pays de la région font face à des défis similaires concernant la liberté d'expression et les droits fondamentaux. Les ONG appellent ainsi à une mobilisation générale pour garantir le respect des droits humains en Afrique, en mettant l'accent sur l'importance de la solidarité et du soutien international en faveur des défenseurs en difficulté.