Selon Business News Tunisie, le 24 septembre 2026, la défense des dirigeants politiques emprisonnés dans le cadre de l’affaire dite de « complot » a exprimé son indignation suite au transfert de l'avocat et homme politique Ayachi Hammami de la prison de Mornaguia vers la prison de Monastir. Les avocats soutiennent que cette décision est « arbitraire », soulignant que ce transfert s'inscrit dans une série d'actions qui visent à affaiblir la voix de l'opposition.

Ce transfert a été perçu comme une mesure punitive, destinée à isoler davantage Hammami et à restreindre ses interactions avec ses avocats et ses proches. Les membres de la défense affirment que cela met en péril le droit de Hammami à une défense adéquate, un principe fondamental dans tout système judiciaire. La situation actuelle soulève des questions inquiétantes sur la justice en Tunisie et sur le traitement réservé aux personnalités politiques dans ce pays.

La défense a également appelé à une mobilisation pour protester contre ce qu'ils considèrent comme des violations des droits humains. Ils exhortent la communauté internationale à prêter attention à la situation des droits humains en Tunisie, en particulier dans le contexte des arrestations de membres de l'opposition politique. Des organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent également de cette situation, appelant à un examen approfondi des actions du gouvernement tunisien envers les opposants politiques.

Le transfert d'Ayachi Hammami, qui a été un fervent critique du gouvernement, est symptomatique d’une tendance plus large de répression politique en Tunisie. Les débats sur la liberté d'expression et le traitement des opposants prennent une ampleur considérable à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer l’évolution de cette situation, alors que la défense prévoit de contester ce transfert devant les instances judiciaires.