Selon Iwacu Burundi, l'administrateur de la commune de Rumonge, située dans la région sud du Burundi, a imposé un délai de 48 heures aux éleveurs de vaches en transhumance pour quitter la commune. Cette décision est prise dans le cadre de la régulation des activités d'élevage et découle du paiement des amendes et impôts que doivent acquitter les propriétaires concernés.

Cette mesure, bien que controversée, est accueillie favorablement par les agriculteurs de la région, qui estiment qu'elle contribuera à la protection des ressources rurales et à la gestion durable des terres. Les agriculteurs craignent en effet que la surpopulation animale affecte leurs cultures et leur production agricole.

D'un autre côté, les éleveurs se montrent réticents face à cette décision et demandent une approche plus équilibrée. Ils souhaitent que des mesures soient mises en place pour assurer une cohabitation harmonieuse entre l'élevage et l'agriculture. Les discussions autour de cette question révèlent la nécessité d'un dialogue entre les acteurs concernés pour trouver des solutions durables qui profitent à toutes les parties impliquées.

La situation à Rumonge illustre les défis auxquels font face de nombreuses communes burundaises où l'élevage et l'agriculture coexistent souvent dans un espace limité. La mise en œuvre de lois et règlements adaptés est cruciale pour garantir la durabilité des deux secteurs, tout en respectant les droits des agriculteurs et des éleveurs.