Selon Mediaguinee, les récentes tensions autour de l'accès aux terres agricoles et aux espaces de pâturage à Koromadou, en Guinée, ont poussé l'Union Nationale des Donzo à tirer la sonnette d'alarme. Cette organisation traditionnelle, qui représente les éleveurs et les agriculteurs, s'inquiète des conséquences de la transhumance transfrontalière sur la sécurité des zones rurales.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont de plus en plus fréquents, notamment dans les régions où les ressources naturelles sont limitées. La transhumance, qui consiste à déplacer les troupeaux d'un endroit à un autre en quête de pâturage, exacerbe ces tensions. Dans de nombreux cas, les éleveurs empruntent des terres qui ne leur appartiennent pas, ce qui entraîne des affrontements avec les agriculteurs souhaitant protéger leurs cultures.

Face à cette situation, l'Union Nationale des Donzo appelle les autorités guinéennes à renforcer la sécurité dans les zones rurales. Ils demandent également un meilleur contrôle des mouvements de troupeaux pour prévenir d'éventuels conflits. Les Donzos soulignent l'importance d'un dialogue constructif entre agriculteurs et éleveurs, afin de trouver des solutions durables aux problèmes d'accès aux terres.

Cette situation illustre un défi plus vaste en Guinée et dans de nombreux pays africains, où l'accroissement démographique et le changement climatique rendent l'accès aux ressources de plus en plus difficile. L'appel à une meilleure régulation pourrait permettre de prévenir des violences futures et d'assurer une cohabitation pacifique entre les différentes catégories d'utilisateurs des terres.