Selon RFI Afrique, le 24 avril 2026, Zied el-Heni, journaliste tunisien réputé pour ses critiques acerbes de la politique du président Kais Saïed, a été arrêté et placé en détention après l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre pour "délit d’outrage à magistrat". La décision de placer el-Heni en détention fait suite à une publication qu'il a faite sur Facebook, dans laquelle il s'en prenait à une décision de justice touchant l'un de ses confrères.
Cette arrestation suscite des inquiétudes au sein de la communauté journalistique et parmi les défenseurs des droits de l'homme, qui dénoncent une tendance croissante à la répression de la liberté d'expression en Tunisie. El-Heni est bien connu pour ses prises de position franches et ses commentaires critiques sur le gouvernement, et certains observateurs y voient une tentative de silencer les voix dissidentes dans le pays.
Les arrestations de journalistes en Tunisie ne sont pas nouvelles, mais elles ont considérablement augmenté ces dernières années, surtout après l'ascension du président Saïed au pouvoir. Ce climat de tension et d'insécurité pour les professionnels des médias soulève des questions fondamentales sur l'état de la démocratie et de la liberté de la presse en Tunisie, un pays qui avait été salué pour ses avancées démocratiques après la révolution de 2011.
Des organisations comme Reporters sans frontières et Human Rights Watch ont déjà exprimé leur préoccupation face à la répression croissante des médias dans le pays. L'arrestation d'el-Heni pourrait refléter un besoin urgent d'un dialogue sur les droits humains et la nécessité de protéger les journalistes, qui jouent un rôle crucial dans la démocratie.