Selon RFI Afrique, les résidents de Chott Essalem, un quartier voisin du Groupe chimique tunisien à Gabès, expriment leur mécontentement face à la pollution persistante générée par cette usine. Depuis des années, ils demandent son démantèlement, craignant pour leur santé et leur environnement. Leur sentiment d'urgence s'est intensifié après la visite surprise du président Kaïs Saïed dans la ville, survenue le 12 août 2026. Cette visite a été perçue comme une opportunité d'engagement gouvernemental envers leurs préoccupations.
Lors de sa rencontre avec les habitants, Kaïs Saïed a fait part de sa volonté de prendre des mesures concrètes pour lutter contre la pollution. Cependant, les résidents de Gabès sont restés sceptiques face à ses promesses. Ils soulignent que, malgré les déclarations, des actions tangibles doivent être mises en œuvre pour réellement changer leur situation. La pollution de l'air et de l'eau dans cette région est une problématique qui a des implications majeures sur la santé publique et l'écosystème local.
Les habitants attendent donc des mesures audacieuses qui répondent à leurs préoccupations légitimes. Ils espèrent que la visite présidentielle ne reste pas qu'une simple promesse, mais qu'elle se traduise par des décisions politiques concrètes. Les manifestations pour la justice environnementale à Gabès se multiplient, et la situation attire l'attention des médias nationaux et internationaux, ce qui pourrait inciter le gouvernement à agir.