Selon Club of Mozambique, le 4 juin 2026, le tribunal de la ville de Maputo a condamné Adriano Nuvunga, un activiste éminent et président de l'ONG mozambicaine Centre pour la Démocratie et le Développement (CDD), à six mois d'emprisonnement pour les crimes de « diffamation et calomnie ». Cette condamnation a suscité des préoccupations parmi les défenseurs des droits de l'homme et les partisans de la liberté d'expression au Mozambique.

Nuvunga, qui est connu pour son engagement en faveur de la démocratie et des droits humains, ne purgéra cependant pas de peine de prison, car la sanction a été convertie en amende. Cette décision a été perçue par beaucoup comme une manière de réduire l'impact d'une condamnation pénale tout en maintenant une forme de sanction contre un critique du gouvernement. Les charges retenues contre lui sont souvent considérées comme une atteinte à la liberté d'expression, un enjeu majeur au Mozambique où le climat politique peut être tendu.

Le CDD, sous la direction de Nuvunga, a été un acteur clé dans la promotion des droits civils et des libertés fondamentales dans le pays. La réaction à cette condamnation a été rapide, avec des organisations de défense des droits humains appelant à la libération immédiate de Nuvunga et à la protection des droits des activistes au Mozambique. L'incident a également relancé le débat sur la nécessité d'un environnement sécuritaire pour les voix critiques dans le pays.

Alors que le Mozambique continue de naviguer dans des défis socio-économiques et politiques, la situation de Nuvunga souligne le danger auquel sont confrontés ceux qui osent défier le statu quo. Les défenseurs des droits humains, tant au niveau national qu'international, soulignent l'importance de soutenir les activistes comme Nuvunga pour garantir un espace démocratique viable et la protection des droits de tous les citoyens.