Selon Nyasa Times Malawi, un avocat de la défense a vigoureusement remis en question les preuves présentées par un ingénieur d'Airtel Malawi au cours d'un procès en cours à Lilongwe. Ce procès concerne huit hommes accusés d'avoir blessé un fonctionnaire lors d'une manifestation violente qui s'est produite en mars 2025 au Jardin Botanique de la ville.

Lors de la contre-interrogation, l'avocat Khwima Mchizi a tenu l'ingénieur assistant d'Airtel Malawi plc, qui a témoigné pour l'accusation, sous une pression considérable, cherchant à démontrer des failles dans ses déclarations. L’affaire s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des droits de manifestation au Malawi, où des voix s’élèvent pour dénoncer la répression des manifestations pacifiques.

Depuis le début du procès, l'État a présenté des preuves impliquant la technologie de surveillance d'Airtel, censée avoir enregistré des événements au moment où les manifestants ont été accusés d'agression. Cependant, l'avocat de la défense a soutenu que ces preuves ne sont pas fiables et a appelé à une réévaluation de leur pertinence.

Le procès a attiré l'attention des observateurs des droits de l'homme et des membres de la société civile, qui craignent que des peines sévères ne soient infligées aux accusés, considérés par beaucoup comme des victimes de la répression gouvernementale contre les voix dissidentes. Alors que l'État termine sa présentation, l'attention se tourne maintenant vers la défense et les arguments qui seront avancés dans les jours à venir.