Selon Iwacu Burundi, le président kényan, William Ruto, a ordonné depuis le 7 septembre la fermeture de certaines activités exercées par des étrangers. Cette décision a des répercussions dramatiques sur les ressortissants burundais, qui, pour la plupart, occupent des petits boulots au Kenya. De nombreux Burundais font face à des menaces et des intimidations, exacerbant une situation déjà tendue.

L'ONG ONLCT « Où est ton frère ? » a rapporté que 73 Burundais auraient été assassinés et 234 autres emprisonnés dans des conditions précaires dans les cachots du Kenya. Cette crise ne fait pas qu'affecter les individus concernés ; elle met également en lumière les fragilités d'une communauté burundaise déjà éprouvée par les tensions historiques et politiques entre les États membres de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC).

Les politologues soulignent que cette situation est le résultat d'une accumulation de frustrations au sein des États membres, exacerbées par des politiques nationalistes et des discours anti-immigrants. Les Burundais, qui ont souvent fui les conflits dans leur pays, se retrouvent ainsi vulnérables dans une région qui était censée promouvoir la coopération et l'intégration. Les incidents violents rapportés et l'arrestation de nombreux travailleurs burundais soulèvent des questions cruciales sur la sécurité et les droits des migrants dans la région.

Cette crise appelle à une réaction immédiate non seulement des gouvernements concernés mais aussi de la communauté internationale. Les appels à la solidarité et à la protection des droits des Burundais au Kenya se multiplient, alors que les tensions entre les États se ravivent. La communauté internationale et les organisations africaines doivent agir pour éviter une escalade de la violence et protéger les droits des Burundais à l'étranger.