Selon Libya Herald, des supporters du Club de football Al-Ittihad ont incendié une partie du bureau du Premier ministre Abdel Hamid Aldabaiba à Tripoli hier soir. Cette manifestation a eu lieu en réponse à l'annulation du match de leur équipe contre le club d'Al-Suwaihli basé à Misrata, une ville dont le Premier ministre est originaire.

La colère des fans a été exacerbée par le fait que le match, qui devait avoir lieu plus tôt dans la soirée, a été annulé, provoquant des réactions vives au sein de la communauté sportive de Tripoli. En effet, Al-Ittihad est l'un des clubs les plus populaires du pays, et ses supporters sont connus pour leur passion et leur engagement.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure violente, avec des images montrant des flammes s'élevant du bâtiment du gouvernement. Les forces de sécurité ont été déployées pour tenter de rétablir l'ordre, mais la situation est restée tendue tout au long de la nuit.

La relation entre le gouvernement de Aldabaiba et les supporters d'Al-Ittihad est déjà complexe, en raison de la perception que le premier favorise les clubs de Misrata, ce qui alimente des rivalités régionales au sein du pays. Ce type de violence n'est pas nouveau en Libye, où les passions liées au football peuvent se transformer en troubles civils.

Les événements de hier soulèvent des questions sur la stabilité politique du pays et sur la capacité du gouvernement à gérer les tensions sociales. Alors que les Libyens attendent des réformes et une meilleure gouvernance, des incidents comme celui-ci rappellent les défis persistants auxquels le pays est confronté, même dans le domaine du sport.