Selon Libération Maroc, Israël a mené une série de frappes intensifiées sur le sud du Liban samedi, malgré une trêve prolongée de un mois et demi. Cette offensive soulève des doutes parmi les Libanais qui ont été déplacés par la guerre en cours. L'armée israélienne a déclaré que ces frappes visaient principalement des infrastructures du Hezbollah, un mouvement chiite libanais considéré comme un ennemi par l'État hébreu.
Les bombardements ont été précédés d'un appel à évacuer neuf villages, mais l'Agence nationale d'information libanaise (ANI) signale que près de vingt villages ont été touchés, certains situés à plus de 50 km de la frontière, ce qui représente une extension géographique des frappes par rapport aux attaques précédentes. Ce contexte force de nombreux habitants à fuir vers des villes plus sûres comme Saïda et Beyrouth.
La trêve, qui avait été annoncée par les États-Unis lors de pourparlers à Washington, avait été initialement instaurée le 17 avril, mais son efficacité est mise à mal par la poursuite des attaques israéliennes. Plus de 400 personnes ont perdu la vie durant cette période, selon un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels, et certains témoignages de déplacés mettent en avant le sentiment d'abandon face aux agressions continues.
Des voix s'élèvent parmi les déplacés, comme celle d'Ali Salamé, qui souligne que les frappes ne font pas partie d'une réelle trêve. De plus, les tensions continuent de croître avec des attaques et des ripostes entre le Hezbollah et l'armée israélienne. Le Hezbollah a, par exemple, revendiqué des frappes contre des cibles israéliennes en réaction aux attaques dans le sud du Liban.
Les négociations en cours entre Israël et le Liban, qui se déroulent à Washington, sont les premières depuis des décennies et portent principalement sur le désarmement du Hezbollah. Cependant, ces discussions sont rejetées par le mouvement chiite, qui accuse les autorités libanaises de faire des « concessions gratuites » à Israël. La situation au Liban demeure critique, avec près de 3.000 personnes tuées et plus d'un million déplacées depuis le début de cette guerre régionale, qui a été déclenchée par une attaque du Hezbollah en mars.