Selon RFI Afrique, les journalistes tunisiens Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, incarcérés depuis le 11 mai 2024, ont été confrontés à une mauvaise nouvelle le 12 mai 2026. Leur peine de prison de trois ans et demi pour « blanchiment d'argent » a été confirmée en appel. Cette décision a suscité l'indignation de plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, dont l'ONG Reporters sans frontières (RSF), qui qualifie cette situation d'« acharnement judiciaire ».

Depuis leur arrestation, Zeghidi et Bsaies ont dénoncé leur détention comme étant motivée par des raisons politiques, arguant qu'ils avaient été ciblés en raison de leur travail journalistique. Leur cas soulève des préoccupations concernant la liberté de la presse en Tunisie, un pays qui, malgré certains progrès, continue de faire face à des défis majeurs en termes de droits humains et de liberté d'expression.

La décision de la cour d'appel a également des implications plus larges pour la société tunisienne. Les journalistes jouent un rôle crucial dans le maintien de l'information libre et indépendante, et leur emprisonnement pourrait avoir un effet dissuasif sur d'autres journalistes et sur la couverture médiatique dans le pays. Les critiques soulignent que de telles mesures pourraient nuire à l'engagement de la Tunisie envers la démocratie et la transparence, des valeurs qui ont été au cœur de la révolution de 2011.

En réponse à cette situation, plusieurs manifestations ont eu lieu dans différentes villes pour demander la libération des deux journalistes. Les soutiens s'organisent sur les réseaux sociaux, appelant à une mobilisation plus large pour défendre la liberté de la presse en Tunisie. L'avenir de Zeghidi et Bsaies reste incertain, mais leur cas est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d'expression dans la région.

Des appels internationaux se font entendre, demandant aux autorités tunisiennes de respecter les droits des journalistes et de garantir un environnement où les médias peuvent opérer sans crainte de représailles. L'espoir est que cette affaire attire l'attention nécessaire sur les défis auxquels est confrontée la presse en Tunisie et sur la nécessité d'une réforme judiciaire qui protège les droits des journalistes et de tous les citoyens.