Selon RFI Afrique, la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé la tenue d'un procès très attendu concernant les crimes commis dans les prisons libyennes après la chute de Mouammar Kadhafi. Ce procès vise Khaled Mohamed Ali el-Hishri, ancien directeur de la prison de Mitiga, située près de Tripoli. Les juges de la CPI ont confirmé, le 16 juillet 2026, les charges retenues contre lui. Ce dernier fait face à des accusations graves, notamment de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

Khaled Mohamed Ali el-Hishri, surnommé « l'Ange de la mort » par d'anciens détenus, doit répondre de 17 chefs d'accusation qui soulèvent des préoccupations majeures concernant les droits de l'Homme en Libye. Ces accusations surviennent dans un contexte où des témoignages d'anciens prisonniers font état de pratiques de torture et d'exécutions sommaires dans les établissements pénitentiaires libyens.

La CPI, en confirmant la tenue de ce procès, souligne l'importance de rendre des comptes pour les crimes commis durant la période troublée qui a suivi la chute de Kadhafi en 2011. Les observations des organisations de défense des droits humains apportent un éclairage sur la gravité des violations signalées et la nécessité d'une justice impartiale. Ce procès pourrait non seulement apporter un certain degré de justice pour les victimes, mais aussi servir d'avertissement à d'autres acteurs impliqués dans des actes similaires.

Les enjeux de ce procès vont au-delà des accusations portées contre el-Hishri. Ils soulignent également la lutte continue pour établir l'état de droit en Libye et la nécessité d'une réforme du système judiciaire, souvent perçu comme défaillant. La communauté internationale regarde attentivement ce procès, qui pourrait influencer la dynamique politique et sociale en Libye, où les tensions persistent.