Selon Libération Maroc, la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin avril 2026 révèle un déficit budgétaire de 19,1 milliards de dirhams (MMDH), en hausse par rapport à 17,5 MMDH à la même période en 2025, d'après le ministère de l'Économie et des Finances.

Cette évolution s'explique par une augmentation des dépenses qui s'élèvent à 146 MMDH, soit une hausse de 14,6 MMDH par rapport à l'année précédente, tandis que les recettes ont progressé de 10,1 MMDH, atteignant plus de 144 MMDH. Les recettes nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscales ont enregistré un taux de réalisation de 33,3% par rapport aux prévisions de la loi de Finances.

Les recettes fiscales, quant à elles, se chiffrent à 133,52 MMDH, marquant une augmentation de 8,9%, tandis que les recettes non fiscales ont chuté à 8,6 MMDH, soit une baisse de 10,5%. Ce décalage entre l'augmentation des dépenses et celle des recettes a généré un solde ordinaire déficitaire de 2 MMDH, alors qu'un excédent de 2,5 MMDH était constaté l'année précédente.

Dans le même temps, les dépenses d'investissement ont connu une hausse significative de 24,9%, atteignant 43,6 MMDH, avec un taux de réalisation de 38% par rapport aux prévisions de la loi de Finances 2026. Le ministère souligne également que les comptes spéciaux du Trésor ont affiché un excédent de 26,5 MMDH, contre 14,9 MMDH un an plus tôt.

La SCRT présente les résultats d'exécution des prévisions de la loi de Finances, tout en permettant une comparaison avec les réalisations de la même période des années précédentes. Ce document est essentiel pour comprendre les finances publiques du Maroc, offrant une vision détaillée des recettes et dépenses ordinaires, ainsi que des investissements réalisés pour couvrir le besoin de financement.