Selon RFI Afrique, le 10 avril 2026, le tribunal de Pikine-Guédiawaye, en banlieue de Dakar, a prononcé la première condamnation sous la nouvelle loi anti-homosexualité promulguée le mois précédent. Un homme de 24 ans a été condamné à six ans de prison ferme et à une amende de deux millions de francs CFA. Cette loi, qui double les peines encourues pour les actes homosexuels, impose désormais une peine maximale de dix ans de prison.

Depuis l'entrée en vigueur de cette législation en mars 2026, plus d'une soixantaine de personnes ont été arrêtées au Sénégal, ce qui soulève des inquiétudes considérables concernant les droits de l'homme et l'égalité. Ces arrestations sont souvent perçues comme une répression ciblée contre les personnes LGBTQ+, qui vivent déjà dans un climat de peur et de stigmatisation.

Le Sénégal, un pays où l'homosexualité est déjà largement stigmatisée, a un cadre légal qui criminalise l'homosexualité. La nouvelle loi, qui est entrée en vigueur après plusieurs années de débats publics, est perçue par certains comme un retour en arrière sur les progrès sociétaux relatifs aux droits des minorités. En conséquence, cette situation a suscité des réactions internationales, avec des organisations de défense des droits de l'homme qui expriment leur inquiétude quant à la montée de l'homophobie dans le pays.

La condamnation récente a également mis en lumière la nécessité d'un dialogue national sur les droits humains et la diversité. Les défenseurs des droits LGBTQ+ au Sénégal et dans d'autres pays africains font face à des défis énormes, et la communauté internationale observe de près l'évolution de cette situation. Les conséquences de cette loi pourraient avoir des effets durables non seulement sur la communauté LGBTQ+, mais aussi sur la perception du Sénégal à l'échelle mondiale en matière de droits humains.