Selon Jeune Afrique, la cour tunisienne a confirmé la peine de trois ans et demi de prison imposée aux journalistes bien connus Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. En janvier 2026, ces deux journalistes avaient été condamnés en première instance pour des charges graves, notamment le « blanchiment d’argent » et l’« évasion fiscale ».
Ce jugement a des implications significatives pour la liberté de la presse en Tunisie, un pays qui a connu des bouleversements politiques depuis la révolution de 2011. Les journalistes et les observateurs des droits de l’homme s’inquiètent de la montée des tensions et des pressions sur les médias. Ces condamnations sont perçues par beaucoup comme une tentative de répression des voix critiques dans le pays.
La décision de la cour a suscité des réactions variées parmi le public et les organisations de défense des droits humains. Certains estiment que cette sanction vise à dissuader d'autres journalistes d'aborder des sujets sensibles, tout en renforçant l’idée que le système judiciaire est utilisé pour cibler les dissidents. Les accusations portées contre Zeghidi et Bsaies sont également controversées, plusieurs observateurs soulignant que les preuves fournies n’étaient pas suffisantes pour justifier une telle peine.
Avec cette confirmation de peine, la situation pour les journalistes en Tunisie devient encore plus préoccupante. Alors que le pays s'efforce de maintenir sa réputation de démocratie émergente, de nombreuses personnes craignent que la répression du journalisme indépendant ne mette en péril les avancées démocratiques réalisées au cours de la dernière décennie. La liberté d'expression est un pilier fondamental de toute société démocratique, et la répression des journalistes pourrait avoir des conséquences graves sur les droits humains et la transparence gouvernementale.